Asa Geiko à Kyoto... Souvenirs d'une journée inoubliable
7 heures du matin, commissariat central de Kyoto, je n’en mène pas large… Au quatrième étage de ce grand bâtiment situé à quelques encablures de la gare, dans une grande salle située sous les toits, je me trouve face au Commissaire Principal, incapable d’interpréter les traits de son visage qui m’apparaît comme brouillé, tantôt imperturbable, tantôt souriant voire légèrement moqueur… Il est tôt, j’ai le ventre vide, la tête aussi, je me sens comme dans du coton…
Imperceptiblement, le policier s’approche de moi… J’entends le parquet craquer, ou plutôt chanter, sous ses pieds. Je ressens plus que je ne vois son avance inexorable, mais je reste littéralement paralysé, ne sachant pas comment réagir face à cette intrusion dans mon espace vital.
Soudain, il pointe vers moi l’arme en bambou qu’il tient entre ses mains et qui semble n’être que le prolongement de ses bras. Tout son être envahit mon cercle de sécurité dans un cri paralysant ponctué par le bruit sec du bambou qui ploie sur mon crâne… Je n’ai même pas eu le temps d’enclencher le moindre geste de réaction, et le premier mot qui me vient à l’esprit après la coupe de mon crâne est « ippon »… Point gagnant, coupe parfaite, Sho Men clair et net, non violent et sans concession… Il y aurait eu un vrai sabre à la place de l’arme en bambou, je serais mort instantanément sans même comprendre pourquoi et comment…
Je me retourne vers celui qui a littéralement traversé mon « moi » dans cette coupe magistrale, et le retrouve en garde, souriant et prêt à me pourfendre à nouveau. Cependant, plein d’espoir (désespoir ?) et d’illusion (désillusion ?), je lance une attaque désespérée en armant mon sabre pour viser le front de mon adversaire. Mais mon sabre de bambou est brutalement stoppé dans sa coupe avant d’atteindre sa cible, tandis que je suis tranché net au flanc droit avant de comprendre quoi que ce soit de l’échec de mon attaque. Men kaeshi do… Ca fait deux fois que je suis mort dans ce combat.
Epuisé, essouflé, désespéré, je tente alors une dernière riposte Men (trancher la tête, dans ces cas là il ne faut pas chercher les complications : aller à l’essentiel) qui arrive miraculeusement à destination… Mon adversaire me fait un grand sourire, le combat est fini, il m’a écrasé mais m’a laissé marquer le dernier point. Domo arigato gosai mashita ! (merci beaucoup pour la leçon!)
Ce gi geiko, combat de kendo, est mon 2ème combat de ce 28 décembre 2011, lors de l’asa geiko (combat matinal) du commissariat central de Kyoto auquel j’ai eu l’honneur d’être invité par Kudo Yoshihito sensei.
Les kenshi de l’ADAKI et de la région Centre ont rencontré Kudo sensei lors du stage de kendo de l’ADAKI en mars 2011 (http://adaki.canalblog.com/archives/2011/03/28/20753912.html ), et, alors que j’avais l’honneur de l’héberger, je lui avais dit qu’un jour je viendrais à Kyoto. Il m’avait alors promis de me recevoir et de me permettre de pratiquer le kendo dans l’ex capitale nippone, et néanmoins ville mythique du Japon. Echange de politesses, promesses de pochetrons (le vin et le sake ont coulé à flots) ou vœux sincères, je ne savais pas trop à quoi m’en tenir le 27 mars 2011.
Mais très exactement 8 mois plus tard, le 27 décembre 2011 au soir, Yoko et moi nous retrouvions en plein centre de Kyoto en train de trinquer avec Kudo Yoshihito sensei, dans le restaurant « de sa région » où il possède sa bouteille de sake personnelle! A cette époque de l’année, la plupart des dojos font une trêve pour permettre à chacun de prendre quelques congés afin d’aller rejoindre sa famille pour fêter le jour de l’an. Le seul moyen de pratiquer le kendo est donc de participer à l’asa geiko (entraînement matinal) au commissariat central !
Voilà comment on se retrouve à 7 heures le lendemain matin au cœur du commissariat central de Kyoto, l’estomac vide et terriblement intimidé ! Kudo sensei me présente à Izumita sensei, maître du dojo, qui accepte que je participe au geiko.
Nota: Kudo sensei m’a présenté en me qualifiant de « fondateur du dojo de kendo de Blois », ce qui a particulièrement intéressé le sensei du dojo du commissariat de Police de Kyoto. Aucune référence de titre, de grade ou d’ancienneté n’a été donné, car cela n’a aucune importance pour les kenshi japonais…
J’ai mes propres hakama et keikogi, mais Kudo sensei me prête un de ses shinai et un bogu qui me va parfaitement. Je m’équipe et suis les instructions du dojo. Ca va, les mots employés me sont familiers : kiotsuke, seiretsu, seiza, mokuso, men o tsuke… C’est du kenshi courant ! Tiens, la façon de positionner les gants (kote) et le casque (men) diffèrent de ce qui est généralement pratiqué en France. No problem, je m’adapte !
L’échauffement est rapide, sans fioritures, et après quelques suburi les gi geiko, démarrent directement… Je me place dans la file d’Izumita sensei et observe attentivement les combats de ceux qui me précèdent. Quand arrive mon tour, le sensei me demande d’abord de faire trois « grands » men puis kiri kaeshi, où il m’indique d’armer plus haut le shinai au-dessus de ma tête… Puis il me demanda de faire 3 « petits » men avant de me saluer tout en me félicitant chaleureusement. Fin du combat !
Il n’en est pas de même des combats suivants, où je vais me frotter à Narasaki sensei, 8ème dan, ou Furubayashi sensei ou Kobayashi sensei, tous deux 7ème dan. Misérable vermisseau, je ne peux qu’encaisser avec un plaisir non dissimulé les leçons de kendo !! Après 1 heure de combats, c’est le salut final. Peut-être que cela semble normal aux kenshi présents de saluer 4 sensei (deux 8ème dan et deux 7ème dan), mais pour le gaijin (étranger) que je suis, cela relève d’un monde extraordinaire !
Narasaki, Izumita, Kobayashi et Kudo sensei
Narasaki sensei me fait alors signe de venir vers lui. Il m’explique que j’ai une très bonne garde, mais qu’elle peut être améliorée. Je comprends que c’est la façon polie de me dire que j’ai beaucoup de travail à faire, alors je le laisse positionner mes mains sur la poignée du shinai, orienter la pointe du sabre. Il se place alors face à moi et appuie sa gorge sur la pointe de mon shinai… Je me raidis en voyant le kensen s’enfoncer dans sa chair… Il me fait signe de me relâcher, de ne pas crisper mes mains sur le shinai. Effectivement, après avoir relâché la pression de mes doigts sur la tsuka, il s’établit un rapport différent entre ma garde et la pression du sensei… sugoi ne (super) ! La leçon est énorme, indescriptible… Domo arigato gosai mashita, merci 1000 fois !
Tous les kenshi présents rangent leur armure, mais pour moi le rêve n’est pas fini : Kudo sensei me propose un entraînement personnel… 1 heure supplémentaire de kendo, face à Kudo sensei !
On revoit alors les bases… je suis soudain un modeste débutant face à un monstre de connaissances… Oui, après une coupe je dois montrer du zanshin… ne pas faire de grands pas en sautillants mais de petits pas okuri ashi rapides… Puis, une fois qu’il fut satisfait de ma façon de « passer », Kudo sensei me fit travailler la base du kendo : Men ushi, Kote ushi, do ushi… Le kote usdhi fut particulièrement dur à obtenir, et Kudo senei me le fit répéter sans relâche jusqu’à ce que je relâche ma main droite !
Enfin, Kudo Yoshihito sensei me permit de faire gi geiko contre lui…
Asa geiko, combat matinal l’estomac vide dans un dojo chargé d’histoire, prend alors tout son sens …
Cette journée du 28 décembre 2011 restera à jamais gravée dans ma mémoire. Un instant de vérité absolue, un rêve devenant réalité, une immense leçon de vie…
Yoko, moi et Kudo Yoshihito sensei
le 18 mai 2012,
Oriibu
(photos (c) Yoko)
Championnats de France Kendo Honneur 2012: l'ADAKI y était!
L'équipe de l'ADAKI aux Championnats de France Kendo Honneur 2012:
Baptiste, Yoann, Cédrik, Claude, François
Voici un compte-rendu de la participation de l'ADAKI aux Championnats de France Kendo Honneur 2012:
En individuels, Baptiste ne passe pas les poules mais s'est bravement défendu!
9 et 10 juin 2012: stage Régional Iaido avec Jean-Jacques Sauvage, à Blois
horaires:
SAMEDI 9 JUIN
9h00 ouverture des portes ACCUEIL.
9h30 DEBUT DU STAGE
KIHONS/SEITEI IAI
INITIATION IAIDO AVEC LES KENDOKAS DE L’ADAKI
12h00-13H30 PAUSE REPAS LIBRE/OU POSSIBILITE RESTAURANT ASIATIQUE BUFFET A VOLONTE A PROXIMITE
14h00 Reprise du stage
KIHONS
SEITEI IAI
17h00 Fin petit pot de l'amitié
20h00 Dîner restaurant centre ville de BLOIS (Me contacter pour réservation, 06 77 05 32 55).
DIMANCHE 10 JUIN
8h30 ouverture des portes accueil.
9h00 début du stage 12H00 Fin du stage
KIHONS
KORYU
Divers:
Boken et genouillères conseillés.
Ainsi que licence et certificat médicale de la saison en cours (obligatoire).
Encadrement:
Jean-Jacques SAUVAGE RENSHI 7ème DAN Directeur technique national IAIDO.
Baptiste COUVRAT 2ème DAN (contact/réservation dîner 06 77 05 32 55).
Ainsi que les enseignants et hauts gradés des différents clubs présents.
Lieu:
Gymnase BALZAC
Rue Honoré de BALZAC
41000 BLOIS
7 avril 2012: journée kendo de l'ADAKI
Retour des Championnats de France Kendo Catégorie Excellence 2012
Retour des Championnats de France Kendo Catégorie Excellence.
Ce samedi 31 mars avait lieu le championnat de France Kendo Catégorie Excellence.
Pour les nouveaux pratiquants : qu’est-ce la catégorie Excellence ?
Au niveau national, il existe 2 catégories pour les seniors hommes (+ de 19 ans) :
- La catégorie HONNEUR, pour les ceintures noires 1er et 2e DAN
- La catégorie EXCELLENCE, pour les 3e DAN et + (de nombreux combattants sont 6e DAN; il y avait même un 7e DAN hier : Jean-Pierre LABRU)
Pour accéder à ce championnat de France Excellence, il faut se qualifier lors du championnat Inter-régional, qui a lieu en janvier ou février.
Chaque CRK (Comité Régional de Kendo) a un quota (un nombre de places) ; notre Inter-région « Touraine-Berry-Orléanais-Poitou-Charentes-Limousin » en a 3.
Donc les 3 kenshis s’étant qualifiés étaient : Philippe LAMAMY (du Poinçonnet), Teddy TILLIER (de l’U.S. Orléans) et moi (ADAKI Blois).
48 compétiteurs étaient présents, dont plus de ¼ de membres du groupe France.
Il y avait 16 poules de 3 combattants.
Dans chaque Poule, celui qui termine 3ème est éliminé ; les 2 premiers continuent le tableau en 16e de finale.
Mon premier Shiaï (combat en compétition) était face à Igor THEODOSE, de Pessac.
Il marque le premier Ippon par Men-Debana-Men.
Je reviens à égalité par Kote-Nuki-Men (…tiens, c’est bizarre, on aurait pas travaillé ça récemment ?...) puis remporte la rencontre par Men-Debana-Kote (… tiens, encore bizarre, on aurait pas travaillé ça récemment aussi ?...).
Mon 2e shiaï était face à M. DOYON, de Nice. Nous terminons le shiaï par Hikiwake (match nul), sans aucun Ippon malgré plusieurs opportunités des 2 côtés.
Pour départager et définir qui serait le 1er de la Poule, nous avons donc fait un Enchô (prolongation) par Ippon shobu (victoire en un seul point). Je perds le combat par un Men sur lequel je n’étais pas « zanshin ».
Nous rappelons souvent au Dojo l’importance du zanshin ; plus le niveau est relevé et plus il doit prendre d’importance dans le combat. J’ai donc terminé 2ème de ma poule.
Ensuite mon combat en tableau de 1/16e de finale était face à Jonathan BERTOUT, de U.S. Maisons-Laffitte et jeune membre du Groupe France. Je le connaissais un peu mais il a clairement développé son kendo depuis quelques années. J’ai perdu la rencontre par 2 fois Men. Des Men nets et précis. Selon moi, ses Men Ippon sont des plus rapides parmi les kenshis français. A ce niveau, la moindre hésitation ou doute (vous vous rappelez d’un article sur les 4 défauts principaux ?) est rapidement sanctionnée.
C’était un championnat très relevé techniquement ET physiquement, mais aussi très convivial.
Dommage que le public ne soit pas présent. Il devait y avoir à peine plus de public que de combattants.
Pourtant, la qualité est bien là, c’est un mini-championnat d’Europe.
Un salut à Yoann, venu m’encourager.
Si jamais ça vous donne envie : entrainez-vous sans relâche et allez chercher la progression dans les stages et compétitions de France et de Navarre !
A jeudi !
Antonio
vidéo de la "All Japan Kendo Federation": tout le kendo en images
bonjour,
Coupe Didier Fradet à Blois (17 et 18 mars 2012) : un Week-end plein de kendo !
Cette année, Blois recevait la coupe Didier Fradet, compétition de kendo amicale organisée par le CRK (Comité Régional de Kendo) TBO (Touraine-Berry-Orléannais). Cette compétition existe depuis de nombreuses années, et son nom est passé de « coupe TBO » à « Coupe Didier Fradet » en hommage à Didier Fradet qui fut le moteur du club de Bourges et du CRK TBO dont il a été le Président de nombreuses années, avant de nous quitter brusquement il y a 4 ans. Le fils de Didier Fradet, présent à cette compétition et remettant les récompenses, est là pour nous rappeler que le kendo est une histoire d’hommes, de personnalités.
L’an dernier, la coupe n’a pas eu lieu suite à quelques cafouillages (elle fut remplacée in extremis par une coupe « Tourangelle »), mais en 2012 elle a retrouvé toute sa superbe avec 20 équipes de 3 kenshi engagées !!
De plus, cette année, le CRK a eu l’excellente idée de faire précéder la compétition du dimanche par un stage du samedi.
20 stagiaires (seulement…) bénéficièrent donc le samedi 17 mars 2012 d’une séance très spéciale où Alain Pilfer décortiqua un shiai geiko, combat de compétition. Sur le parquet de l’ADA (Blois), les règles immuables et les petits trucs qui font la différence nous ont été clairement expliqués. Alain Pilfer a notamment insisté sur la notion de coupe… Eh oui, on a un sabre : il faut couper, et non frapper ! Et il a « énormément » insisté sur la notion de zanshin : la coupe ne s’arrête pas au moment de l’impact, mais continue dans un mouvement général du corps. Il ne faut pas 1) couper et 2) passer, mais il faut couper et passer en accélérant… Mais les mots sont pauvres pour expliquer ça, il fallait venir à ce stage ! Le lendemain, lors de la compétition, beaucoup de points ne purent être accordés pour avoir oublié cette règle.
Alain Pilfer a sollicité l’avis des stagiaires sur chaque action que les motodachi (désignés d’office) créaient lors de combats acharnés. Et c’est là que chacun peut constater que l’arbitrage est très complexe, et qu’à coup sûr on arbitre beaucoup mieux dans les gradins que sur le shiai-jo, drapeaux en mains ! (en tous cas, c’est ce qu’on croit…) Donner ou refuser un ippon est une décision à prendre en 1 seconde en essayant de synthétiser beaucoup de points…
Après ce samedi après-midi instructif et très studieux, il y eut un mawari geiko puis gi geiko, permettant à chaque stagiaire de mettre en œuvre ce qu’il avait vu et compris lors du stage !
Le lendemain, dimanche 18 mars 2012, l’ADAKI ouvrit ses portes à 9h pour accueillir 60 combattants !! Ce nombre considérable témoigne de la vitalité du kendo du CRK TBO ! 20 équipes, 5 poules de 4 équipes étaient présentes. Selon le principe de cette coupe « amicale », la composition des équipes fut tirée au sort, mélangea nt tous les clubs en respectant une règle : chaque équipe est composée d’un 3ème dan et + (ou surclassé) , d’un 1er-2ème dan, et d’un kyusha.
Cette année, le CRK TBO a choisi de donner des noms de préfecture du Japon à chaque équipe. Par un hasard extraordinaire, la préfecture de Miyagi me fut allouée… Miyagi, Sendai, Tôhoku… http://kizunatohoku.canalblog.com/ et https://www.facebook.com/groups/kizuma.pour.tohoku/ , pub gratuite et humanitaire !)
Après ouverture des portes à 9h (merci aux adakiens présents dès 8h30 pour le balayage, traçage des shiai-jo, café, scotchage), un échauffement vigoureux eut lieu sous la houlette d’Antonio, et les 4 premières poules se passèrent le matin (10h-13h).
Puis ce fut la pause repas, chacun ayant été invité à préparer son pique-nique ou bento. A ce petit jeu, il faut bien admettre que Yoko a gagné avec un « bento » qui en fit saliver plus d’un !
Pendant cette pause, Yoko proposait à la vente des étuis de shinai, pochettes de mouchoirs, tabliers et porte-bonheurs (Umi no Niji), au profit des sinistrés du tsunami du 11 mars 2011 (http://kizunatohoku.canalblog.com/)
L’après-midi, la 5ème poule put combattre, puis ce furent les combats du tableau, jusqu’à 17h.
De très beaux combats, et surtout une ambiance excellente ! Dans « compétition amicale » il y a « compétition », avec tout ce que ça sous-entend comme tensions, et « amicale » avec tout ce que ça sous-entend comme échange et sympathie !
L’ADAKI était présente avec 12 combattants (Alexia, JiBéA, Jonathan, Quentin, Gwenolé, Cédrik, François L. et François « Le français », Baptiste, Jibé, Antonio, Olivier), et les médailles récoltées sont « argent » (Nicolas) et « bronze » (Jonathan). Au delà des médailles, comme d’habitude, chacun a progressé dans son kendo, et c’est bien là le principal !
L’ADAKI était également présente en force avec les indispensables travailleurs de l’ombre, les teneurs de table : Ludivine, Lucy, Aurélien, Etienne, Alain, renforcés par les combattants libérés de leurs obligations (Quentin, JibéA, Jonathan !). Côté arbitrage, Olivier et Antonio ont eu l’honneur d’arbitrer bon nombre de combats.
Après la compétition, de 17h à 18h, ce fut un gi-geiko qui permit aux combattants et aux arbitres de pratiquer un kendo libérateur… Un petit bémol, un petit regret… Trop peu de kenshi ont participé à ce gi geiko ! C’est pourtant une sorte de bouquet final, et une façon de remercier les hauts gradés s’étant investis dans l ‘arbitrage, et surtout une occasion de pratiquer gi-geiko, après shiai-geiko (pour la différence subtile, questionnez votre sensei !).
Une très bonne journée, et un très bon week-end de kendo… Merci au CRK TBO de cette initiative annuelle, et merci aux adakiens ayant, comme d’habitude, permis à ces journées de se passer dans une ambiance studieuse, enrichissante et conviviale ! L’ADAKI est heureuse d’avoir accueillie cette compétition !
Ce week-end, le kendo a encore progressé. Merci à tous les adakiens ayant participé à cette aventure ! Merci au CRK TBO pour cette compétition amicale de kendo.
Kampaï !!!
Olivier
Championnat de France iaido 2012: l'ADAKI en quart de finale!
Bonjour à tous et à toutes,
L'ADAKI s'est présentée au championnat de France individuel Iaido 2012, fort de ses peu nombreux mais ô combien valeureux combattants.
C'était l'occasion pour Christophe de découvrir le monde compétition qui pour un première participation n'a pas démérité, en catégorie Mudan il ne passera pas les poules mais il a combattu contre des adversaires un peu plus expérimentés (dont un qui est arrivé en quart de final dans des tableaux avec de nombreux participants).
En ce qui concerne votre serviteur en catégorie Nidan après deux combats en poule menés avec conviction je me suis incliné finalement en quart de final contre une combattante qui techniquement a été meilleure.
La compétition est un moment intense qui galvanise le pratiquant, elle permet de se mettre en danger réel (notion de combat) et cela est toujours une expérience intéressante d'accepter d'être jugé, arbitré, de perdre ou de gagner (peu importe, la victoire ou la défaite) c'est faire preuve d'un esprit humble et ouvert et c'est un
vrai capitale de progression.
Il n'y a dans le Iaido pas de confrontation réelle mais finalement on se rend compte que ce soit en Kendo ou en Iaido, et dans les Budo en général que le vrai combat à mener est celui contre vous même (peur, doute, trop grande confiance). Bref une expérience très profitable également sur le plan humain.
La journée s'est terminée avec un passage de grade auquel nous n'avons pas participé mais assisté afin de permettre de se préparer mentalement pour les futurs passages, s'imprégner de l'ambiance.
A plus au dojo
Baptiste
Paris Taïkaï 2012: l'ADAKI y était!
Paris Taîkaî 2012... 5ème rassemblement international organisé par le CNK (Comité National de Kendo) à Paris autour des arts martiaux du sabre
En écho au Kyoto Taïkaï qui a lieu tous les ans, le Paris Taïkaï, reste plus modeste dans sa dimension et sa fréquence, puisqu’il ne revient que tous les 4 ans… Raison de plus pour ne pas manquer cet événement unique en Europe !
Cette année, l’organisation était particulièrement réussie : un samedi consacré à des stages concernant les divers arts martiaux affiliés au CNK (kendo, iaido, naginata, chambara), suivi d’un spectacle consacré à l’art du sabre sous ces diverses formes, et un dimanche consacré à une compétition de kendo et à des stages dans les autres disciplines.
Ce Paris Taïkaï recevait comme d’habitude, une large délégation de maîtres japonais, mais également de nombreux étudiants et étudiantes japonais pratiquant un kendo… dynamique !
Paris Taïkaï 2012 avait une saveur particulière en raison de 2 évènements :
1) Il y a 60 ans, en 1952, la pratique du kendo fut à nouveau autorisée au Japon, après 7 ans d’interdiction par l’occupant américain, suite à la 2ème guerre mondiale. Nariaki Sato sensei, Président de la délégation d’échanges amicaux européo-japonais de la All Japan Students Kendo Federation, a remercié la France d’inviter des étudiants japonais (17 étudiants et 9 étudiantes) au 5ème Paris Taïkaï pour célébrer cet événement.
2) Il y a pratiquement un an eut lieu la terrible triple catastrophe qui toucha le Japon (tremblement de terre, tsunami et catastrophe nucléaire), et Jean-Pierre Soulas, Président du CNK, fit respecter une minute de silence en hommage aux victimes. Les adakiens et autres kenshis sont particulièrement sensibilisés à ce malheur qui touche le Japon (voir la page facebook https://www.facebook.com/groups/kizuma.pour.tohoku/ et/ou le blog http://kizunatohoku.canalblog.com/ , et bien d’autres sites solidaires !)
L’ambassadeur du Japon en France, Ichiro Komatsu a ainsi remercié toutes les personnes qui, en France, ont soutenu son pays. Il a aussi remarqué que l’ambiance du Paris Taïkaï lui rappelait les moments où, lui et sa femme, allaient encourager leur fils à une compétition de kendo !
Le samedi matin (9h-12h) et après-midi (14h-17h) permettait de suivre différents stages, que ce soit en kendo, iaido, naginata ou chambara. Nous étions 2 de l'ADAKI (Antonio et Olivier) à participer au stage de kendo (le 3ème prétendant, François, rendu borgne a fait mi-mitori geiko dans les tribunes!), et 1 seul adakien participa au stage d’iaido de l’après-midi (Olivier).
Le matin, les kenshis furent séparés en 2 groupes: d'un côté ceux qui voulaient faire le kihon au bokkuto, de l'autre ceux qui voulaient pratiquer le nihon kendo kata. Les 2 adakiens allèrent dans ce second groupe.
(NDLR : quelle drôle d’impression de constater que de nombreux pratiquants de kendo viennent à un stage de kendo sans bokuto ! Quel kendo pratiquent-ils?)
Sous la houlette de K. Watanabe sensei (kyoshi 8ème dan), nous avons passé en revue les 7 premiers kata, ce qui fait déjà un bon programme. Personnellement, j'avais Jean-Yves Hoarau (6ème dan, que j'ai eu la chance de rencontrer lors des stages du BFEK) comme partenaire... ça met la pression, et ça permet de progresser, sous ses conseils comme sous ceux extraordinairement clairs de Watanabe sensei. Il a énormément insisté sur la notion d' aite (notion de partenaire, opposant, partage) sans laquelle les kata, et le kendo, n'ont pas de sens. Le nihon kendo kata est un combat, et il faut le vivre comme tel. On n'est pas là pour répéter bêtement un scénario, mais pour reproduire un combat.
En final de ce cours magnifique, Sato Nariaki sensei (Hanshi, 8ème dan) est venu insister sur tous ces points: on doit vivre le combat intérieurement. Pas question de "sur-jouer" le kata en prenant une mine patibulaire (ou presque) ou en adoptant des attitudes « théatrales » (style « Kill Bill »)… Non, le combat, la force doivent être intérieures… Il nous a expliqué qu’il existait différentes gardes qui différaient suivant les écoles traditionnelles, mais celles retenues pour le nihon kendo kata étaient bien définies et devaient être respectées.
J’adhère totalement à l’enseignement de Watanabe sensei et de Sato sensei… Mais il y a juste un point de détail qui me pose problème : la main gauche sur le bokuto… Takeyoshi sensei (voir stage Blois janvier 2012) nous a enseigné de laisser l’équivalent d’un doigt entre la tsuka kashira (extrémité de la poignée) et la main gauche, alors que Sato sensei nous a montré que le bokuto doit être tenu comme un shinai, c’est à dire avec le petit doigt couvrant parfaitement l’extrémité de la tsuka…
Jean-Yves Hoarau m’en a parlé, et il m’a confirmé que les 2 « écoles » existaient… Donc, comme je dis souvent aux élèves : faites comme le sensei vous dit !!
L’après-midi, le stage de kendo démarra sur les chapeaux de roues. C’est impressionnant de faire des suburi (frappes dans le vide) avec plusieurs centaines de kenshis !! Après une bonne série de kiri gaeshi , de Men et de kote Men, ce fut Mawari Geiko, suivi rapidement de Gi Geiko ! Ca permet au kenshi français de se trouver soudain confronté à un maître de kendo, 7ème ou 8ème dan et de mesurer l’étendue du chemin à parcourir… Ou de se trouver face à un jeune étudiant japonais, 3ème ou 4ème dan, et de mesurer à nouveau l’étendue du chemin à parcourir… Dans le 1er cas, si on met ippon c’’est que le maître le veut bien, dans le 2ème, l’espoir est plus grand de placer un ippon réel ! En tous les cas, l’objectif de s’ouvrir vers un kendo « réel » est atteint. Un grand merci aux sensei qui savent adapter leur kendo au pratiquant et le faire progresser sur la voie. Personnellement, je n’oublierai jamais le combat avec Togasaki Masamichi sensei, intense moment de partage.
A peine le stage de kendo fut-il terminé, que le parquet de la Halle Carpentier fut partagé entre Naginata, chambara et iaïdo. Je rejoignis le groupe de iaidokas et, sous la houlette de quelques sommités françaises du iaido, je pus progresser dans ma pratique du seitei iaï. Quand un sensei est venu me demander mon nom et mon club, je lui ai donné ces informations, mais en précisant bien que mes défauts ne venaient pas du sensei de l’Adaki (Baptiste), mais juste du fait que je ne pratique pas assez le seitei iaï !!! En tous les cas, les conseils prodigués m’ont permis de progresser en voyant mes défauts majeurs. Un excellent stage, trop court mais intense !
Après une pause permettant de prendre une douche salvatrice, eurent lieu les combats de kendo par grades (5ème à 7ème dan). Je n’ai pas pu y assister, étant parti dans le quartier (chinois) à la recherche de nourriture !
A 19h30 eut lieu la cérémonie d’ouverture, avec les discours déjà évoqués : Nariaki Sato sensei, (Président de la délégation d’échanges amicaux européo-japonais de la All Japan Students Kendo Federation), Ichiro Komatsu (ambassadeur du Japon en France), Jean-Pierre Soulas (Président du CNK).
Ensuite eut lieu la rencontre France-Japon, opposant 10 combattants français aux étudiants japonais sélectionnés. Les combats furent serrés, Plein d’énergie, de ki, tant du côté japonais que du côté français, le suspens fut assuré, et si le camp japonais l’emporta finalement, nos combattants français n’ont pas à rougir de leur prestation !
Après cette compétition amicale, , place fut faite aux différentes démonstrations de l’art du sabre : Nihon Kendo kata (Sato Nariaki et Sumi Masatake), Muso Shinden ryu (Dominique Losson), Itto Ryu kenjutsu (Yoshimura Kenichi et Claude Pruvaost), Naginata, Shinto muso-ryo-jojutsu (Emmanuel Laurier et Daniel Champeimont), shindo munen-ryu-tachi-iaï (Togasaki Masamichi)… Je ne décrirai pas plus ces différentes écoles… Mais le kendo et le iaïdo ont ouvertement de nombreuses connexions avec ces écoles d’arts martiaux !
Itto ryu, l'ancêtre du kendo moderne...
Des instants magiques où des sensei (maîtres) nous montrent leur savoir… Passionnant, émouvant, instructif… J’espère que l’adakien venu nous rejoindre (Guillaume et ses amis) aura su apprécier le spectacle !
Combat de 8ème dan...
Le dimanche était consacré à une compétition de kendo pat équipes de 3, où l’ADAKI présentait une équipe dans la catégorie 36 ans et plus (Antonio, François, Olivier). Malheureusement, suite à des problèmes physiques ou de santé, 2 des kenshis durent être forfaits… Le 3ème survivant (et ce n’est pas forcément le plus jeune, le plus beau, le meilleur !), bien que de bonne volonté ; ne pouvait assurer tout seul… L ‘ADAKI se retira donc de la compétition, laissant ainsi sa chance à toute autre équipe ;) !!!!
(Minori peut rire... elle n'aura pas à rencontrer les redoutables kenshis de l'ADAKI!!)
Paris Taïkaï 2012… Un très bon souvenir… Vivement 2016 !
A+
Olivier
Championnats Kendo Centre-Ouest 2012 :des médailles, des dans et du plaisir pour l’ADAKI !
Les 18 et 19 février 2012, les championnats inters région KENDO CENTRE OUEST 2012 (Touraine-Berry-Orléanais-Poitou-Charentes-Limousin) se déroulèrent à Aubigny-Sur-Nère (18). Ce week-end fut très riche en résultats pour l’ADAKI !
Tout d’abord, avant de parler des résultats sportifs, l’ADAKI est heureuse de compter un nouveau 1er dan avec Quentin et un nouveau 2ème dan avec Baptiste! Ce passage de grade vient ponctuer un travail assidu dans le club, et le résultat est amplement mérité pour nos deux promus. Bravo à eux, ça s’arrose !!! Pour ceux qui n’ont pas obtenu le dan convoité, ce n’est que partie remise et il leur faut, comme à tous, continuer à pratiquer le plus assidument possible.
Pour la compétition, dans la catégorie Honneurs individuels (1er et 2ème dan), 4 adakiens nous représentaient : François, Baptiste, Cédrik et Yoann. Cédrik a brillamment atteint les ¼ de finale tandis que Yoann ne s’inclinera qu’en finale, offrant ainsi une superbe médaille d’argent à l’ADAKI ! Certes Yoann s’entraîne depuis peu dans un autre club prestigieux (lui aussi), mais il a bel et bien été élevé au grain à l’ADAKI !
Yoann, 2ème en individuel individuels hommes honneur
Le dimanche 19 février 2012, Aubigny-Sur-Nère accueillait la fine fleur des kenshis du Centre-Ouest répartis en 11 équipes : Orléans 1, Orléans 2, Orléans 3, Niort, Poitiers, Le Poinçonnet, Orgères, Limoges, Bourges, Adaki 1, Adaki 2.
L’ADAKI présentait 2 équipes sobrement appelées Adaki 1 et Adaki 2… Composée de Jia, Guillaume, Jonathan, Gwenolé, Quentin et Cédrik, l’équipe Adaki 2 a passé le stade des poules en battant l’équipe d’Orgères. Puis, au 1er tour, Adaki 2 est tombée sur Adaki 1… Combat fratricide et sans pitié !
L’Adaki 1 venait à cette compétition pour défendre son titre de champion 2011 ! L’enjeu était de taille d’autant plus que le niveau de beaucoup d’équipes était assez impressionnant, notamment l’équipe Uso 1 (Orléans) qui revient du championnat Excellence…
Composée exactement des mêmes combattants que l’année dernière (JB, François, Yoann, Baptiste, Olivier et Antonio), Adaki 1 sortit de sa poule en battant Poitiers et s’inclinant de justesse devant Uso 2.
En quart de final, Adaki 1 élimina Adaki 2, non sans que leurs petits cœurs se fendillent… Mais Adaki 2 s’est brillamment défendue et a donné du fil à retordre à l’équipe n°1 de notre club!
En demi-finale, Adaki 1 se retrouva face à Uso 3 pour un match à suspens puisque, d’abord mené par 2 combats, l’ADAKI remporta les 3 combats suivants !
Et ce fut la finale devant Uso 1, l’équipe phare du club de kendo d’Orléans. On les a titillé… on aurait presque pu y arriver, ce fut parfois sur la corde, on y a cru et on a mis toute notre énergie dans chaque duel… Mais la logique fut respectée et Orléans 1 nous battit avec 2 victoires et 3 hikiwake (égalité).
Cette 2ème place en équipe aux championnats interrégionnaux de kendo est tout à fait satisfaisante et est la preuve irréfutable que l’ADAKI est un club qui n’a pas volé sont titre en 2011, un club qui pratique un kendo efficace qui ne s’éloigne pas de la voie !
La fin de la journée fut consacrée aux championnats individuels Excellence, réservés aux 3ème dan et plus, et l’ADAKI y présentait 2 compétiteurs : Olivier et Antonio. La journée avait déjà été longue, mais ça n’empêcha pas Antonio de terminer 3ème de cette catégorie !
de gauche à droite, debout: Jonathan, Jia, Baptiste, Guillaume, Jibé, Cédrik, Lucy, Alain, Quentin, Gwenolé
en seiza: François, Olivier, Antonio, Yoann
En conclusion et en résumé, la moisson de ce week-end de kendo est tout à fait remarquable : 1 nouveau 1er dan, 1 nouveau 2ème dan, une médaille d’argent en individuel honneur (1er et 2ème dan) avec Yoann, une médaille d’argent en équipe (Adaki 1 : JB, François, Yoann, Baptiste, Olivier et Antonio), une médaille de bronze en individuels excellence (3ème dan et plus) avec Antonio…
Ces 3 médailles nous ouvrent le chemin des championnats de France !!
Bravo à nos compétiteurs qui ont tous vaillamment défendu les couleurs de l’ADAKI, et merci à Alain, Ludivine et Lucy, venus nous encourager et aider à l’organisation de cette compétition en participant à la tenue des tables d’arbitrage. Merci aussi aux équipiers d’Adaki 2, restés jusqu’au bout pour soutenir Adaki 1 et les adakiens participant aux individuels excellence. « j’ai pris du kendo plein la vue » m’a dit quelqu’un… Eh oui, assister et/ou participer à une manifestation « extérieure » de kendo (stage, compétition) permet d’élargir notre vision de cet art martial. Mitori geiko… l’entraînement par l’observation du kendo.
Merci également aux dirigeants du CRK de la ligue TBO pour cette organisation, ainsi qu’aux arbitres nationaux ayant permis que cette compétition se passe dans la plus grande sérénité : Madame Pruvost, messieurs Muller, Pruvost, Hamot, Tran, Chodkowski et Pilfer.
L’aventure n’est pas finie… Rendez-vous aux championnats de France !
Viva Adaki !!
Olivier
PS: revoir l'article de l'édition 2011 : L'ADAKI: championne des interrégions 2011, médaille d'or!!!















































