Le vendredi 18 mars 2011, Blois a eu l’honneur d’accueillir Keisho Ohno, musicien maître de shamisen, la guitare japonaise traditionnelle à 3 cordes…

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Le concert a eu lieu à la maison de Bégon, maison de quartier qui ouvre l’esprit et la vision du monde de ceux qui le veulent bien !

Très bonne sono qui mit en valeur le groupe qui assura la 1ère partie du concert : Honky Donk, groupe local  constitué d’un guitariste et d’une percussioniste au répertoire blues qui fleure bon le Mississippi… (dans une autre vie, chroniqueur de musique blues, j’aurais encensé ce duo qui donne vie à la musique blues, qui sait être festive tout comme nostalgique…).

Mississippi, Nouvelle-Orléans… ouragan Katrina, catastrophe naturelle qui submergea les bayous de la Louisiane… Comment ne pas faire le parallèle avec le tremblement de terre et le tsunami  qui ravagèrent il y a à peine 8 jours le Japon ?

Personne ne fit ce rapprochement, mais après la superbe prestation du duo blues, une représentante de la Maison de Bégon eut un discours émouvant sur la catastrophe qui touche le Japon, nous expliquant que Keisho Ohno et ses musiciens hésitèrent longuement avant de décider de terminer comme convenu leur tournée en France, avant de retourner au Japon le 20 mars 2011…

1 minute de silence…

Puis Keisho Ohno occupa la scène seul, avec son Shamisen

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Wikipédia :

Le tsugaru shamisen est un instrument qui fut importé de la Chine à Okinawa, puis qui est arrivé à Osaka au milieu de l'époque Edo et dont la culture s'est alors vite répandue dans tout le Japon. Il s'est tout particulièrement développé dans la région nommée Tsugaru, au nord du Japon, réputée pour ses rudes hivers. Il pèse approximativement 7 kilos. Très délicat, il est constitué de 3 cordes faites de soie qui peuvent s'étendre ou s'étrécir en fonction de la température ambiante et n'a pas de cases comme sur une guitare classique. L'utilisation d'un plectre à l'extrémité pointue que l'on bat fortement sur les cordes rappelle la façon de jouer d'un instrument à percussion et constitue une autre particularité du tsugaru shamisen. Le son dynamique de cet instrument rappelle un peu le rock ou le jazz.

 

Keisho Ohno se présente comme un maître de shamisen… On ne sait pas si il est reconnu comme tel au Japon, mais il est sûr qu’il nous a impressionné lors de ce concert à Blois !

 

Certains pourront regretter que la musique de Keisho s’éloigne du répertoire traditionnel japonais… mais c’est cela qui le rend accessible au plus grand nombre ! Tel un musicien de hard-rock, il fait corps avec son instrument pour se donner à 150% !

Quelques mélodies un peu trop kitsh (style « variétoche ») ne méritent pas plus d’attention que cela, mais d’autres morceaux sont de véritables extases mélodiques, alliant modernisme et tradition !

On est dans un blog consacré au kendo, alors peut-être pouvez-vous vous demander pourquoi on y parle d’un musicien ?? Et bien parce que ce musicien a su exprimer plusieurs fois dans ce concert un énorme ki !!

Alors il ne faut pas bouder notre plaisir, ima koko (ici et maintenant) il faut apprécier la musique de Keisho Ohno, accompagné d’un superbe percussioniste et flûtiste-tromboniste.

Ce concert fut un de ces instants qu’on n’oublie pas.

Merci Keisho !

 

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Olivier