Cela faisait un petit moment que je voulais vous adresser un message sur le sujet.
Depuis la fin de l'automne, nous avons commencé à augmenter rapidement le rythme des entrainements (ou cours, comme vous préférez).
Ils ont pu être durs pour un certain nombre d'entre vous, que ce soit par le rythme physique (mais on n'avait passé que la seconde vitesse...) ou par les conditions d'entrainement (salle verte pour le patinage artistique ...)
Je ne veux pas faire de raccourci facile en disant que c'est ce qui nous a amené les résultats de ce week-end. Néanmoins, il faut avoir en tête qu'un entrainement régulier et dans lequel on se donne à 101% est la clef du développement de son propre kendo, comme de celui de ses partenaires du dojo.
Cette "rigueur" d'entrainement permet à court terme de travailler son mental. Et à long terme, elle permet une évolution technique et l'adaptation indispensable face à la diminution de nos capacités physiques (faudrait pas vieillir... mais le kendo aime bien les vieux...).
Donc le mental, le ki, la gouache, la niaque, appelez-le comme vous voulez, nous a permis de faire de très belles choses ce week-end aux Chpts Inter-régionaux:
un kendo fort, offensif, zanshin donc efficace mais aussi très "propre" et prometteur.
Le mental renforcé est le "+" qui, ajouté à un fantastique esprit d'équipe, nous a permis de battre des équipes adverses qui nous étaient bien supérieures "sur le papier".
Je suis très heureux de l'esprit de cette équipe ADAKI 1 mais aussi de l'ADAKI 2 qui a montré un bon kendo face à de très difficiles équipes.
Donc je voulais dire pourquoi j'ai pu être exigeant voire insatisfait. Mon expérience m'y pousse.
Merci à tous d'avoir suivi ces entrainements jusqu'à leur maximum et essayez dans le futur de repousser à chaque fois votre maximum.
Sans transformer l'ADAKI en camp de légionnaires, il nous faut un rythme régulier qui peut forcément paraitre élevé au début.
Comme l'a dit Olivier, ces résultats sont un début, il y a beaucoup à faire et je ne parle pas seulement de shiaï.
Encore une fois, je répète que le shiaï n'est pas du tout un but en kendo. Mais il faut s'y essayer, même si on n'a pas poussé la porte du dojo pour ça.
La pratique du shiaï vous apportera beaucoup de déclics, certes parfois un peu radicaux mais utiles.
Elle vous montrera certaines faiblesses, que ce soit mentales (rappelez-vous des 4 défauts: doute, surprise, crainte et hésitation) ou bien techniques (garde, déplacements, tenouchi, ...) La voie du sabre est très étendue et il faut s'intéresser à la parcourir largement.
Profitons de cet excellent esprit ADAKI, continuons un entrainement rigoureux et positif, que ce soit pour tirer les plus débutants vers le haut, pour pousser les plus expérimentés plus loin, pour évoluer dans nos grades, dans nos compétitions, dans nos échanges et notre plaisir de pratiquer le kendo.
Merci d'avance à tous d'être le plus présents possible pour cela.
C'est avec un énorme plaisir que je viens à chaque entrainement et lorsque je suis absent, ce n'est pas par manque de volonté mais très souvent par des déplacements professionnels en France ou à l'étranger.
Je suis fier de vous entrainer en compagnie d'Olivier et de constater qu'il y a un vrai écho à ce qu'on essaye de transmettre.
A bientôt, shinaï en mains.

Antonio